SUR LES TRACES D’Arielle Kitio Tsamo CEO de Caysti.

Par Elisabeth Leila BILOA

Arielle Kitio, 29 ans est une startuppeuse camerounaise qui a pour ambition de créer et promouvoir les outils technologiques qui facilitent l’accès à l’éducation d’égalité et de qualité. Au travers de sa startup elle propose des logiciels et des programmes de développement de la qualité. La jeune camerounaise s’applique avec Caysti (Cameroon Youth School Tech Incubator), un centre d’éveil technologique pour les enfants âgés de 6 à 15 ANS lancé en 2O17.

La jeune femme a à son actif un parcours scolaire sans faute dans la ville aux 7 collines (Yaoundé). A l’âge de 15 ans elle obtient son baccalaureat et plus tard un master en informatique option Cloud Computing avec la mention TRES BIEN.

Par la suite elle effectuera un stage à l’Institut National Polytechnique de Toulouse. Surnommée la codeuse par ses camarades  elle crée tout d’abord une association pour mettre valoriser les femmes rôles-modèles dans la science et la technologie. C’est ainsi qu’elle deviendra mentor et coach pour encourager les filles du Cameroun dans les compétitions internationales de STEM (sciences, technologies, engineering, mathématics) avant de devenir entrepreneure.

C’est donc sans surprise qu’Arielle croule sous les distinctions : ambassadrice du Next Einstein Forum au Cameroun dont l’objectif est de propulser l’Afrique sur la scène scientifique mondiale. Classée dans Forbes 30 Under 30 Afrique, lauréate de l’Award TechWomen 2016 (Etats-Unis), du Prix Afrique Innovante 2018… et dernièrement, du Prix Margaret de la Femme Digitale Africaine 2019 attribué le 17 avril à Paris. L’impact sociétal de sa startup a séduit.

Arielle arme les jeunes pour leur futur, elle leur ouvre des perspectives professionnelles intéressantes et épanouissantes. Avec sa startup elle crée des logiciels qui initient les enfants dès leur bas âge au coding et dans la robotique. A nos jours plus de 6000 jeunes ont déjà été formés, ils devraient être plus de 100 000 d’ici 2022. Certains ont même conçu de prometteurs prototypes. Comme une de ses élèves Divine Fierté qui a développé une application mobile à l’âge de 15 ans.

Elle a notamment initié en 2018 « AbcCode », un programme pédagogique utilisant un logiciel ludique et intuitif de développement de la créativité qui forme les jeunes âgés de 6 à 15 ans au codage et à la programmation informatique. La particularité de cet outil est qu’il apprend aux jeunes Africains à créer des applications numériques dans les langues africaines, entre autres le Wolof, le Haoussa… 

Pour l’entrepreneure camerounaise, il est important que « tout enfant, peu importe son sexe, sa langue, sa religion, sa situation géographique ou son niveau social ait d’égales chances d’accès à l’éducation de qualité dans cette ère portée par la révolution digitale », confie-t-elle au magazine Le Point. Sachant qu’aujourd’hui encore, seul 3% du contenu sur internet est disponible en langue locale africaine. 

En 2019, elle a lancé le concours « Coder en langues nationales » qui bénéficie du soutien de l’organisation internationale de la Francophonie et de l’UNESCO

Depuis 2016, elle est Doctorante en informatique à l’Université de Yaoundé I. Son travail porte, notamment sur la création d’une plateforme qui permettrait de surveiller la tuberculose. Elle est également assistante chargée de cours à l’Université de Yaoundé I. Un parcours qui fait d’elle à nos yeux, une personnalité à suivre de près.

You may also like

Laisser un commentaire